En occident rien de nouveau et en Suisse pas d'avantage. On collectionne les "mesurettes" inefficaces et inutiles sous prétexte qu'elles rassurent les populations. Ce qui change toutefois c'est que certaines de ces mesures, dont l'interdiction de déposer une demande d'asile dans une ambassade ou encore la non reconnaissance de la désertion comme étant un motif de demande d'asile, n'auront d'autres effets que de "doper" massivement l'immigration clandestine.
Ce qu'il faut c'est un changement total de paradigme en matière de politique d'asile et d'immigration.
Ce qu'il faut c'est assimiler dans nos politiques migratoires les caractéristiques naturelles et inéluctables de l'immigration.
Ce qui faut c'est admettre une fois pour tout que l'immigration pour des motifs économiques n'est pas différente de n’importe quel autre motif d’immigration et certainement pas moins "honorable" que les autres.
Ce qu'il faut c'est consacrer l'essentiel de nos moyens à trouver des solutions locales, en commençant par doter nos ambassades, là où c'est nécessaire, de spécialistes de l'immigration chargés de trouver des solutions de "proximité culturelles "en accord avec les pays limitrophes.
Ce qu'il faut, c'est faire des réfugiers les élites de demain pour leur propre pays en les formants dans les domaines les plus utiles au développement de leur région d'origine.
Ce qu'il faut c'est faire vivre ces gens non plus dans des camps de réfugiés des années durant à ne rien faire mais les installer dans de véritables cités (avec écoles, commerces, artisans et dispensaires etc...) qu'ils bâtiront eux-même afin qu'ils contribuent à construire et à développer leur propre avenir et à améliorer leur propre sort. Ces villes seront des lieux de formation, d’apprentissage et d'études pour les migrants mais aussi pour les pays qui les accueilleront et il fonctionneront le plus possible en autosuffisance et en parfaite intelligence avec l'économie locale et régionale
Ce qu'il faut enfin c'est cesser d'exploiter les matières premiers et les richesses des autres sans en payer le juste prix et sans contribuer concrètement à améliorer le sort des autochtones, tout cela non seulement en payant équitablement mais en contribuant aussi par des contre-prestations au développement durable, à la formation etc...tel que nous le faisons par exemple lorsque nous achetons nos avions de combat à des pays tiers.
Ce qu'il faut en Suisse c'est un servie de milice qui offre la possibilité à des volontaire de contribuer ici et surtout à l'étranger à la formation, aux soins, à l’encadrement et à des projets de développement destinés aux populations qui, pour toutes sortes de motifs, doivent fuir leur pays d'origine. Ces effectifs seraient prélevés dans l'armée, la protection civile, le service civil, les pompiers et les samaritains et constitueraient un service humanitaire national de très haut niveau.
Bien encadrée, l'immigration est incontestablement une richesse et par les exemples évoqués plus haut on voit qu'elle peut être un moyen de redistribution du savoir et un vecteur de partage de nos richesses sans pour autant que cela ne nous coûte davantage qu'aujourd'hui. Accessoirement, une bonne "gestion" de l'immigration est un formidable vecteur de paix et de sécurité pour l'ensemble de l'humanité. Cessons donc d'en avoir peur !
Ce faisant, nous pourrions mieux accueillir et intégrer en Suisse celles et ceux pour qui l'avenir dans la région limitrophe n'est pas envisageable ou possible ou encore celles et ceux qui doivent bénéficier d'une prise en charge médicale lourde. A ces derniers, plus de permis B ou L mais la nationalité à la clé dès qu'une langue nationale est maîtrisée à l'oral et à l'écrit mais au plus tard dans les 5 ans, plus d'interdiction de travailler et surtout la possibilité de se déplacer facilement dans toutes les régions du pays.
Tant et aussi longtemps que nous nous obstinerons à fermer nos frontières nous serons les complices de ces passeurs criminels qui ont depuis trop longtemps transformé la méditerranée en un gigantesque "mouroir" à migrants. Il faut aussi avoir le courage de ses convictions. L'ingérence humanitaire armée doit permettre très rapidement et à court terme de limiter les dégâts et préparer le terrain de l'action humanitaire traditionnelle (je pense à la Syrie notamment).
Tout au long d'une bande de 2'000 km au nord du tropique du cancer et qui va du Sahara Occidental au Pakistan il est devenu impossible d'engager une opération humanitaire ou autre sans être gravement exposé à des enlèvements qui n'ont d'autres buts que de dissuader l'occident de mettre de l'ordre et pacifier des régions en mains de terroristes et de groupuscules armés qui font régner la terreur sur les populations et qui se financent par toutes sortes de trafics illicites.
Tout au long d'une bande de 2'000 km au nord du tropique du cancer et qui va du Sahara Occidental au Pakistan il est devenu impossible d'engager une opération humanitaire ou autre sans être gravement exposé à des enlèvements qui n'ont d'autres buts que de dissuader l'occident de mettre de l'ordre et pacifier des régions en mains de terroristes et de groupuscules armés qui font régner la terreur sur les populations et qui se financent par toutes sortes de trafics illicites.